Il est un univers dont bien peu de gens soupçonnent l’existence. Un milieu craint, par ignorance. Une culture underground à part entière. Je veux parler des pédophiles. Et ces hommes et femmes de l’ombre ont aujourd’hui une vitrine sur notre monde, un magazine culturel et informatif, le Têtu pédophile. Il s’agit de Lolita Magazine.

Attention !Attention : cet article fait clairement la distinction entre les termes pédophilie (attirance affective et/ou sexuelle pour les enfants prépubères) et pédocriminalité (agression sexuelle sur les mineurs de moins de 15 ans). Article sur le sujet pour plus de détails. Dommage que cette distinction soit nécessaire.

 

Couverture Lolita hiver 2010

Petite Lapone poursuivie par Pedobear

 

Publié (plus ou moins) trimestriellement sous licence Creative Commons BY (CC – BY) et rédigé par des pédophiles aussi bien que des non-pédophiles, Lolita se veut « tout public et éclectique, représentatif de ce que pourrait être la presse dans un monde libre et tolérant ». Ni pornographie infantile, ni incitation au crime ou au délit : actualité, dessins, poèmes, caricatures, satires, interviews, évènements, cinéma, culture générale, société, informatique et même — comble de la provocation et de l’ironie — éducation (et un graphisme pourri). Tout ce qui constitue un périodique indépendant classique quoi.

Outre le fait que ce magazine soit sérieusement intéressant d’un point de vue objectif, il prône des valeurs auxquelles j’adhère sans condition ; celles de la Liberté. Et de la liberté d’expression en particulier. Bien que le rédacteur en chef de Lolita défende sur le site officiel du magazine le fait que « Son but n’est pas de militer en faveur de la communauté pédophile, mais de lui offrir et de lui apporter une réalité, une image, aux yeux du monde francophone. », force est de constater qu’il s’agit là d’un pavé dans la mare, et pas des plus petits. J’ose espérer que cette initiative n’est que le prémisse d’une révolution morale et intellectuelle dont la France a grand besoin et je soutiendrais ce combat autant que faire se peut.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je suis prêt à me battre pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire.

Ayant découvert ce projet alors qu’il n’était qu’à l’état de test, j’ai tenu à y participer dès sa première édition. Une satire pour le numéro 1 et un article sur la Loppsi pour le 2. J’en profite pour inaugurer une catégorie « Hors-série » qui contiendra l’ensemble de mes contributions pour divers médias autres que ce pitoyable blogue.

À télécharger, à lire et à faire partager.
Bonne lecture.

Publicités

Creative CommonsLe droit d’auteur reconnaît à un artiste la paternité de son œuvre et lui en assure l’intégrité ainsi que l’exclusivité de son exploitation commerciale pour une durée variable au terme de laquelle celle-ci entre dans le domaine public.

STOP !

Mais où est le problème ? Pourquoi donc se bat-on actuellement à grand renfort de lois inapplicables et d’actions cyber-terroristes ? Cette définition du sujet me semble parfaite. Ah oui mais non. J’oubliais le facteur pognon. Je m’explique.

L’accès à la culture devrait être un droit et non le privilège de ceux qui en ont les moyens. Cependant il est normal pour un artiste d’être payé pour son travail comme tout un chacun. Le piratage d’œuvres d’art, sous quelque forme que ce soit, nuit donc théoriquement à la création, et par extension, à notre héritage culturel futur.

Malheureusement, certains ont vu dans le principe du droit d’auteur un moyen de gagner beaucoup d’argent sur le dos, et des artiste, et des consommateurs. Aujourd’hui par exemple, si je veux acheter un album de Serge Gainsbourg — grand homme s’il en est — sur une plate-forme de téléchargement légal… Bordel à culs ! Cherchez l’erreur !

Cela fait 20 ans que Gainsbourg est mort et enterré. Et si je suis parfaitement d’accord avec le fait de rémunérer un artiste de son vivant pour qu’il puisse vivre de son art et continuer à créer, je refuse d’engraisser sans mot dire ses héritiers et les majors qui régissent le monde de la musique. Et quand bien même je souhaiterais acheter un disque dudit chanteur, je n’accepterais de payer que la fabrication et l’impression du support. Quoi de plus logique ? Mais non, la loi française est ainsi faite que 70 ans après la mort d’un artiste ses œuvres sont encore la propriété des producteurs, maisons de disques et autres sangsues sans vergogne qui tentent inlassablement encore et toujours de prolonger ce droit qu’ils s’octroient par de viles et discrètes actions en justice.

Ce système est le vestige d’une époque révolue et n’a jamais évolué pour s’adapter au monde actuel qui lui est moins profitable. Avant l’avènement d’Internet les éditeurs d’un artiste profitaient de ses droits post-mortem pour, soit-disant, rentabiliser leur investissement dans la création. Il est inutile d’ajouter que si cette dernière avait auparavant connu un franc succès, étant donné le pourcentage incroyablement élevé déjà prélevé sur les œuvres et leurs produits dérivés, ces droits perçus pendant 70 ans n’étaient que pur bénéfice. Aujourd’hui, grâce au réseau étendu qu’est la Toile, l’information circule différemment et l’influence des maisons de production se voit de jour en jour diminuée. Ces principes désuets n’ont plus leur place ici-bas. Lorsque j’achète un morceau de musique en ligne fait par un artiste encore vivant, je souhaite reverser l’intégralité de la somme que je débourse à celui qui en est à l’origine ; je considère ne rien devoir aux profiteurs qui ne font qu’héberger le titre en question et préfère ainsi garder mon argent pour assister aux concerts des chanteurs et musiciens que j’apprécie.

L’industrie du cinéma, elle, n’est pas en reste. La simple diffusion d’un film en salle, dont le prix des places est scandaleusement élevé et ne cesse d’augmenter, suffit à assurer aux propriétaires des droits d’une œuvre cinématographique d’énormes bénéfices par rapport à son coût initial. À moins bien sûr que le film en question ne soit qu’un blockbuster navrant et que l’on soit obligé d’en imprimer précipitamment le DVD pour ne pas rester déficitaire (non j’ai pas dit Avatar). Bref. Mais alors que l’achat d’un billet de théâtre ou de concert donne le droit à la représentation en direct d’une performance artistique, celui de cinéma ne permet d’assister qu’à la rediffusion de cette œuvre, aussi grand soit l’écran, perfectionné soit le système de son et peu coupées à l’eau soient les boissons gazeuses. Ce qui devrait, en théorie, en amoindrir la valeur. Sachant également qu’il suffit d’attendre la sortie d’un film en DVD pour avoir le loisir de le visionner à loisir (et sans irrespectueux cinéphiles à ses côtés) pour un prix quasiment identique sachant que celui des places en salle augmentera bientôt suite au passage du système de projection de la pellicule au numérique « parce que la diffusion coûtera ainsi moins cher. » Hein ? Le fait de payer son entrée en salle devrait, aussi bien pour le cinéma que pour le théâtre et les concerts, donne le droit de posséder légalement cette œuvre sur quelque support que ce soit sans avoir à débourser le moindre supplément.

Il en est de même pour la télévision et la radio. Les chaînes et stations payent les ayant-droit pour diffuser séries, films, documentaires, musiques et spectacles. Et nous payons ces chaînes par le biais de la redevance audiovisuelle pour avoir le droit de profiter de leur contenu. Les opérateurs privés de radiodiffusion et télévision font, eux, d’assez conséquents bénéfices grâce à la publicité, de plus en plus présente et imposée, et ces numéros surtaxés que des millions d’abrutis appellent pour que Tatiana, la sulfureuse blonde peinturlurée comme une voiture volée achève avec une hache (tapez 1), une tronçonneuse (tapez 2) ou en lisant Da Vinci Code (tapez 3) Jérémy, le faux gay avec tellement de plumes dans le cul qu’il ferait mouiller une paonne ménopausée, dans Killer Story Academy.

L’ordinateur est le nouveau magnétoscope : je considère que la redevance que je paye m’autorise à télécharger gratuitement et légalement le dernier épisode de la rediffusion de la première saison de Pokémon sur Gulli que j’ai raté parce que je travaillais plus pour gagner plus, celui où Pikachu met sa race à la Team Rocket. Idem pour le dernier tube de Lady GaGa diffusé sur Nostalgie ou la saison 38 des Experts : Pont-de-Buis-les-Quimerc’h.

Et qu’en est-il des œuvres littéraires ? Les ventes en librairie et les droits d’adaptation télévisuels ne suffisent-ils pas à faire vivre leurs auteurs ? Amoureux moi-même de la lecture depuis mon plus jeune âge, je dépense une grande partie de mes revenus dans l’achat de livres pour avoir le plaisir de les tenir entre mes mains, les corner, les salir et les annoter, les prêter et celui de les contempler faisant plier mes bibliothèques sous leur poids. Le monde de l’édition est tout aussi pervers que les autres industries artistiques. Certains auteurs ne touchent pas le moindre centime sur leurs ventes. Et quant aux autres… J. K. Rowling a-t’elle vraiment besoin d’être plus riche que la reine d’Angleterre ? Il serait formidable que tous ces jeunes de la nouvelle génération, de ma génération, aient accès à la lecture de manière plus aisée plongés dans laquelle ils passeraient peut-être un peu plus de temps au lieu de s’abrutir devant MTV ou une console de jeux vidéos. Quitte à lire le dernier Twilight. Ce n’est pas encore Appolinaire, mais c’est toujours mieux que rien. Mieux vaut être un pirate cultivé qu’un honnête citoyen con comme un balai (pléonasme ?).

Concernant la peinture, la sculpture et l’art en général, il est heureux de constater que l’accès aux musées nationaux est gratuit pour les moins de 26 ans, mais ce n’est pas assez. En effet, que diriez-vous si l’on vous faisait payer l’accès au Monoprix du quartier quand bien même vous n’y achèteriez rien ? Et bien c’est exactement la même chose. À l’instar du fait que je sois immensément heureux de savoir que le dernier Alfred Musso est enfin disponible au rayon librairie de mon supermarché préféré sans toutefois avoir la moindre intention de dépenser un seul euro pour lire de pareilles conneries (Facebook est là pour ça), je souhaite pouvoir errer librement dans une galerie d’art pour me demander à loisir pourquoi tel artiste contemporain n’est pas encore sous sédatif dans un asile de haute sécurité, ou revoir avec plaisir, et autant que je le souhaite, les œuvres classiques de grands peintres ou photographes. Si j’en avais les moyens, cela ferait belle lurette que Le cri de Munch ornerait le mur de ma salle de bain en lieu et place du miroir qui surplombe mon lavabo. Mais jusqu’à ce que vienne ce jour béni, je revendique un libre accès à la culture sous toutes ses formes. Quoi de plus normal ?

Et parce que le téléchargement illégal n’a pas que des mauvais côtés, c’est grâce au piratage que survivent encore des œuvres magnifiques, ignoblement censurées par notre bon gouvernement ou les éditeurs qui refusent de les diffuser, telles que The Man from Earth de Jerome Bixby, Le nécrophile, moyen-métrage de Phillipe Bassarat (article à venir) ou encore Maladolescenza (on verra pour celui-là), diffusé sur Arté malgré l’interdiction le concernant pour son immoralité, très controversé mais non moins intéressant d’un point de vue psychologique. En 2010, l’album Recovery du rappeur Eminem est disponible en téléchargement illégal plus de deux semaines avant sa sortie officielle. Cela ne l’empêche pas de réaliser la meilleure vente de disques en une semaine depuis 2008 avec 1 100 000 exemplaires écoulés dans le monde entier. Il a aujourd’hui dépassé les 7 millions d’albums vendus. Une récente étude japonaise prouve même que le piratage des dessins animés (mangas) favorise la vente physique de DVD. Faut arrêter alors de nous prendre pour des cons à nous sortir d’on ne sait où des chiffres comme quoi les industries du disque et du cinéma ont perdu des milliards de dollars l’année passée la faute aux vilains méchants internautes.

Et à côté de ça des sociétés privées s’en foutent plein les fouilles grâce à la Hadopi et dérivés qui poussent l’internaute lambda vers des plate-forme de téléchargement payantes, mais sécurisées, et l’utilisation de VPN, ou encore les sites de streaming contre lesquelles on ne peut légalement et techniquement rien faire. Le téléchargement illégal n’est pas du vol, contrairement à ce qu’affirment nombre de politiques et ayants-droit, c’est de la copie. Le vol est par définition une soustraction, alors que la copie est une addition. Cela ne doit pas justifier toutes les dérives, mais au contraire encourager les personnes concernées par ce problème à trouver une solution adaptée à l’ère numérique que nous vivons. D’autant plus qu’un gamin qui pique un CD dans un supermarché risque tout au plus de se faire réprimander par un agent de sécurité qui le menacera d’appeler ses parents en cas de récidive, alors qu’un pirate s’expose à de très fortes amendes, la coupure de sa connexion Internet et une peine de prison ferme.

Concernant le téléchargement, légal celui-ci, en 1995 si je ne m’abuse, Stephen King utilise Internet pour diffuser gratuitement sa nouvelle Un tour sur le bolid’ qui sera par la suite publiée en 2001 dans le recueil Tout est fatal (mon premier download avec ma toute nouvelle connexion Internet). L’initiative est un succès immédiat en termes de téléchargements et de ventes de livres. Cette opération, orchestrée uniquement à des fins publicitaires, est pourtant l’application d’une philosophie apparue peu de temps auparavant sur le Réseau. En 2008, le créateur du projet Nine Inch Nails sort son album Ghosts I-IV. Malgré le fait qu’il soit diffusé sur Internet sous la licence Creative Commons BY-NC-SA, donc gratuitement, les ventes d’Amazon pour ce disque explosent et battent tous les records. En 2009, Marc Cerrone, flatté d’être piraté et anti-Hadopi notoire, propose son dernier opus Cerrone by Jamie Lewis en téléchargement gratuit. Il en résulte 50 000 téléchargements et 120 000 ventes. Pourquoi ? Parce que les gens ont voulu encourager l’initiative. Parce que beaucoup ont téléchargé pour découvrir et ayant aimé, décident de récompenser l’artiste pour son travail. C’est la preuve que les valeurs du partage et de la Liberté ne sont pas à sens unique et sont un moyen de gestion de la culture adapté à notre époque.

Aujourd’hui, nombre de créateurs publient gratuitement des œuvres sur la Toile (bédés, écrits, musique, etc.) et cela ne les empêche pas de vivre de leur art ou d’arrondir leurs fins de mois (selon leur popularité) en vendant à côté livres et disques. Quelques rares éditeurs comme InLibroVeritas proposent même aux écrivains la diffusion libre et gratuite de leurs ouvrages sachant que la vente physique se suffit financièrement à elle-même. C’est aussi un moyen pour les artistes dont les créations se sont vu refusées par les éditeurs et producteurs d’avoir à leur disposition un support de diffusion et de se faire connaître du public. Je vous recommande soit dit en passant Fatal de Michaël Youn qui, qu’on aime le personnage ou pas, est une formidable critique du monde pourri de la jet set et de l’industrie du spectacle.

Et parce que j’ai la prétention d’être un révolutionnaire, et non un simple contestataire, voici la solution (ma solution) au problème que pose le droit d’auteur en France sans avoir recours à des absurdités comme la Hadopi qui englouti les millions du contribuable pour une efficacité, somme toute, très relative :

  • une œuvre tombe dans le domaine public immédiatement suite au décès de son créateur
  • créer une autorité ou une association à but non lucratif chargée de faire le lien entre les artistes et les éditeurs, ceux-ci se partageant les revenus entre le droit d’auteur et le coût de fabrication du support, sans passer par l’intermédiaire des majors
  • voir un film au cinéma, assister à un spectacle ou acheter un livre donne le droit d’en télécharger la version numérique gratuitement et légalement
  • payer la redevance audiovisuelle donne le droit de télécharger gratuitement et légalement tout ce qui est diffusé par les opérateurs de radiodiffusion et télédiffusion
  • l’accès aux musées nationaux est gratuit pour tous
  • le partage de ces œuvres, soumis aux conditions précédentes, est parfaitement légal
  • l’utilisation d’œuvres numériques, acquises légalement, à des fins commerciales, si elles ne sont pas tombées dans le domaine public, est strictement interdit et sévèrement puni par la loi

Bien peu de choses en vérité, mais tant pour la préservation de notre patrimoine culturel.

Je conclurais cet article sur cette récente citation du réalisateur Francis Ford Coppola qui prône la création pour l’amour de l’art :

« Vous devez vous rappeler que ça ne fait que quelques centaines d’années que les artistes travaillent avec de l’argent. Les artistes n’ont jamais eu d’argent. Les artistes avaient un patron, soit le chef de l’État, le duc de Weimar ou encore l’église et le pape. Ou alors, les artistes avaient un autre emploi. J’ai un autre emploi. Je fais des films. Personne ne me dit quoi faire. Mais je fais de l’argent dans l’industrie du vin. L’idée que Metallica ou n’importe quel chanteur de rock & roll puisse devenir riche ne devrait pas nécessairement se produire à nouveau. Parce que nous entrons dans un nouvel âge, l’art sera peut-être gratuit. Peut-être que les étudiants ont raison. Ils devraient être en mesure de télécharger de la musique et des films. Je vais sans doute être fusillé pour avoir dit cela. Mais qui a dit que l’art devait coûter de l’argent ? Et surtout, qui a dit que les artistes devaient faire de l’argent ? »

Pour le mono-maniaque que je suis, écrire correctement français est primordial sous peine de souffrir d’insomnies chroniques. Orthographe, grammaire, conjugaison, typographie, et vocabulaire en général, sont des domaines dans lesquels je tente de me perfectionner sans cesse. Quel plaisir qu’est celui de parcourir un texte propre, sans fautes, correctement rédigé et respectant les règles de l’écriture française ! Un plaisir que je m’efforce de vous faire partager en révisant régulièrement les règles qui régissent notre belle langue et la façon de l’écrire.

En attendant que je pousse plus loin mes études en conjugaison, un domaine que je maîtrise bien mal à mon plus grand désespoir, voici une liste non-exhaustive des codes typographiques français qui font régulièrement l’objet d’erreurs de la part de nos auteurs, aussi bien en littérature que sur la Toile.

 

Atelier de typographie au XVIe siècle

Atelier de typographie au XVIe siècle

 

LES MAJUSCULES ACCENTUÉES

Quoi que vous ayez pu apprendre par le passé, la règle mettant fin au débat est la suivante : les lettres capitales doivent être accentuées dans la mesure du possible.

Lors de la rédaction d’un texte manuscrit il est obligatoire et simple de mettre des accents sur les majuscules. Ce qui n’est pas toujours le cas avec un ordinateur. La plupart des OS (système d’exploitation) libres GNU/Linux, conçus selon une éthique rigoureuse du respect de très nombreuses règles diverses et variées, permettent un accès facile aux capitales accentuées grâce à la touche Majuscule ou Verrouillage Majuscule (selon les paramétrages), ce qui est aussi le cas sous les systèmes MacOS pour certaines (mais pas toutes dans mes souvenirs) de ces majuscules. Il est en revanche plus compliqué sous un OS Windows de respecter cette règle de la typographie française. Il faut pour cela maintenir la touche Alt enfoncée tout en composant une combinaison de chiffres dont vous pouvez trouver une liste très complète à cette adresse.

Et ceci n’est en rien une manière déguisée de vous pousser à découvrir les OS GNU/Linux. :D

LES CITATIONS, ŒUVRES ET AUTEURS

La forme adoptée pour les citations est de les placer entre guillemets français ou chevrons « ». Les guillemets anglais “ ” ne sont officiellement utilisés que pour introduire une seconde citation dans la première ainsi que : « Comme l’a dit le philosophe : “Il en faut peu pour être heureux” ». Si la citation est une phrase entière elle sera précédée de deux points et finie par un point placé à l’intérieur ou à l’extérieur des chevrons, dans le cas contraire elle ne se distinguera du reste du texte que par les guillemets. Pensez à indiquer qu’une citation a été tronquée en utilisant etc. ou coupée avec []. Les locutions latines, ou mots et phrases en langue étrangère se doivent d’être mis en italique.

Le nom d’une œuvre (film, livre, tableau, etc.) s’écrit en italique dans le texte. Les titres d’un chapitre ou de l’article d’une revue se mettent entre guillemets. Et les noms et prénoms d’un auteur quant à eux, lorsqu’ils font l’objet d’une citation à part ou dans une liste bibliographique, s’écrivent en petites capitales pour les premiers et en minuscules pour les seconds avec une première lettre capitale pour les deux bien entendu. En cas d’abréviation du prénom les points sont impératifs. Ainsi Jean-Paul Sartre s’écrira J.-P. Sartre ou Jean-Paul Sartre.

LES ABRÉVIATIONS

La règle de base des abréviations est que si la dernière lettre du mot abrégé en est omise, alors celle-ci doit être terminée par un point.

On écrira alors Bd pour boulevard et Av. pour avenue. L’usage ancien des abréviations veut que celles-ci, si elles ne se terminent pas par un point, soient écrites avec les dernières lettres en supérieur. Mais l’arrivée des machines à écrire puis de l’informatique, et du texte brut, rendit désormais tout aussi acceptable de typographier les abréviations ainsi que Dr pour docteur ou Bd, le tout étant de faire un choix et de s´y tenir. Vieille France sur les bords, le mien fut vite fait. Il est aussi utile de savoir que le point et les points de suspension se confondent avec le point abréviatif, mais que celui-ci peut être suivit d’une virgule, d’un point d’exclamation ou de tout autre signe de ponctuation. Concernant l’accord au pluriel des abréviations, il n’est accepté que pour celles n’ayant pas été retranchées de leurs lettres finales, dans le cas contraire le pluriel est implicite. Il est alors juste d’écrire Mmes pour mesdames, mais pas ps. pour pages dont l’abréviation correcte sera p., comme au singulier.

Exemples d’erreurs fréquemment commises :

Monsieur : M. — et non Mr ou Mr., Mr étant l’abréviation anglaise de mister
Messieurs : MM. — cette manière de doubler la lettre pour indiquer le pluriel n’est accepté que dans ce cas, pp. pour pages, bien qu’usité, n’est pas plus correct que ps.
Et cætera : etc. — etc. n’est jamais répété ni suivi de points de suspension, les deux ayant le même sens
Mademoiselle : Mlle — et non Melle
Première : 1re — et non 1ère
Deuxième : 2e — et non 2ème etc. ( et signifient primo et secundo, le ° étant un petit o et non un zéro)
Vingtième siècle : XXe siècle — et non XXème, 20ème ou 20e siècle

L’APOSTROPHE ET LES CADRATINS

Il convient d’utiliser en français l’apostrophe française « ’ » qui est, contrairement à l’anglaise « ‘ », courbe.

Le tiret long utilisé en littérature au début des dialogues, et de manière assez désuète, à la place des parenthèses, est un cadratin « — ». Il est incorrect d’user à sa place du tiret « – », ou demi-cadratin. Au cas où le texte entre cadratins seraient en fin de phrase, celle-ci se termine uniquement par un point, sans second cadratin. Ce dernier peut être obtenu de manière assez simple sous les systèmes GNU/Linux grâce à la touche compose ou certaines configurations de clavier.

LES SIGLES ET ACRONYMES

Il est aujourd’hui recommandé d’écrire les sigles sans point à la fin de chaque lettre ou ensemble de lettres abrégeant un mot. ONU donc, et non O.N.U., pour désigner l’Organisation des Nations Unies. À partir de quatre lettres, les acronymes se prononçant sans s´épeler peuvent s’écrire comme un nom propre avec une capitale en début de mot, tel que Unesco. Les autres se typographient entièrement en lettres majuscules comme SNCF.

Afin de faciliter la compréhension des sigles et acronymes dans un texte, il est recommandé de les écrire en entier suivit de leur abréviation entre parenthèses lors de leur première apparition avant de les ré-utiliser seuls par la suite. Si l’acronyme est dans une langue étrangère, il est laissé à l’auteur le choix d´en donner l’équivalent français, ou le sens original suivit de sa traduction. On pourra donc écrire Liquid Crystal Display (LCD) ou écran à cristaux liquides (LCD), puis utiliser le sigle LCD seul dans le reste du texte.

LES TITRES

En français, un titre se typographie exactement de la même manière qu’une phrase, mais sans point à la fin. On écrira donc Des pingouins mangent de la pizza en Antarctique avec une capitale au début de la phrase et de chaque nom propre, et non Des Pingouin Mangent de la Pizza en Antarctique, habitude qui nous vient des codes anglophones, lesquels donneraient Razorbills Eat Pizza in Antarctica en mettant en majuscule la première lettre de chaque mot important.

LA PONCTUATION

Le point et la virgule sont suivis d’une espace large.
Le point d’interrogation et le point d’exclamation sont tous les deux précédés d’une espace fine insécable et suivis d’une espace large.
Les deux points sont précédés par une espace large insécable et suivis d’une espace large.
Le point-virgule est précédés d’une espace fine insécable et suivi d’une espace large.
Les guillemets français sont séparés du texte qu’ils entourent par des espaces larges insécables, les guillemets anglais se distinguent en cela qu’ils sont, à l’instar des parenthèses, collés aux mots.

Ces règles ne sont valables que pour l’informatique et l’imprimerie. Lors d’une rédaction manuscrite il convient simplement par exemple de savoir ne pas placer un point d’interrogation en début de ligne.

La plupart de ces règles ont été conçues pour une meilleure lisibilité des textes et ainsi améliorer le confort des lecteurs. D’autres sont de simples conventions établies pour standardiser l’écriture en français. Mais dans les deux cas, tenir compte de ces codes est une marque de respect de la part d’un auteur et une preuve de la qualité de son expression, tout comme l’est un discours au vocabulaire riche et aux tournures de phrases soutenues. Il peut paraître fastidieux de se soumettre à ces conventions, mais ce ne sont que des automatismes à ré-apprendre, pour votre plus grand plaisir et celui de ceux qui vous lisent.

 

Bibliographie

Lexique des règles typographiques en usage à l’Imprimerie nationale

8 mecs, une cabane en bois et une bouteille de whisky. Qui aurait pu croire que cela aurait suffit à faire l’un des plus grands films de science-fiction de tous les temps ?

The Man from Earth

Sans que jamais nous ne quittions le petit chalet de John Oldman, celui-ci, au son de sa voix nous transporte à travers le temps et l’espace pour un voyage hors du commun qui, semble-t’il, ne peut avoir la moindre issue. Une histoire fascinante ponctuée d’échanges et de débats entre John et ses amis. Un conte philosophique qui amène à se poser certaines questions sur l’histoire, l´humanité, le sens de la vie, la religion et la vérité. Des questions dérangeantes. Un récit qui fera vaciller les certitudes et les croyances les plus solidement ancrées de ses protagonistes.

Ce film à petit budget et disponible en vidéo uniquement aux États-Unis d’Amérique, a connu un succès retentissant grâce au téléchargement illégal qui permis de le faire connaître dans le monde entier. Le producteur et le réalisateur de The Man from Earth ont tous deux remercié officiellement un site de torrent qui proposait leur film et accepté qu’il soit diffusé de la sorte. En contrepartie, et c’est bien normal, ils invitent les internautes l’ayant découvert de cette manière et dans l’impossibilité d’acheter la vidéo, à faire un don sur leur site officiel.

Un magnifique bras d´honneur à la lutte que mènent aujourd’hui bien des gouvernements contre le partage et l’accès pour tous à la culture sous toutes ses formes.

Drapeau TAZ 42La Zone Autonome Temporaire 42 est par définition vouée à disparaître. Mais tant qu’elle subsistera, j’en ferais un lieu de culture et de partage, un espace de Liberté tel qu’on en trouve à travers le cyber-espace, la preuve immatérielle de ma folie. Totalement inintéressant soit dit en passant.

Bienvenue au cœur de la Bibliothèque de Babel.

Aleric le Tordu.