Il est un univers dont bien peu de gens soupçonnent l’existence. Un milieu craint, par ignorance. Une culture underground à part entière. Je veux parler des pédophiles. Et ces hommes et femmes de l’ombre ont aujourd’hui une vitrine sur notre monde, un magazine culturel et informatif, le Têtu pédophile. Il s’agit de Lolita Magazine.

Attention !Attention : cet article fait clairement la distinction entre les termes pédophilie (attirance affective et/ou sexuelle pour les enfants prépubères) et pédocriminalité (agression sexuelle sur les mineurs de moins de 15 ans). Article sur le sujet pour plus de détails. Dommage que cette distinction soit nécessaire.

 

Couverture Lolita hiver 2010

Petite Lapone poursuivie par Pedobear

 

Publié (plus ou moins) trimestriellement sous licence Creative Commons BY (CC – BY) et rédigé par des pédophiles aussi bien que des non-pédophiles, Lolita se veut « tout public et éclectique, représentatif de ce que pourrait être la presse dans un monde libre et tolérant ». Ni pornographie infantile, ni incitation au crime ou au délit : actualité, dessins, poèmes, caricatures, satires, interviews, évènements, cinéma, culture générale, société, informatique et même — comble de la provocation et de l’ironie — éducation (et un graphisme pourri). Tout ce qui constitue un périodique indépendant classique quoi.

Outre le fait que ce magazine soit sérieusement intéressant d’un point de vue objectif, il prône des valeurs auxquelles j’adhère sans condition ; celles de la Liberté. Et de la liberté d’expression en particulier. Bien que le rédacteur en chef de Lolita défende sur le site officiel du magazine le fait que « Son but n’est pas de militer en faveur de la communauté pédophile, mais de lui offrir et de lui apporter une réalité, une image, aux yeux du monde francophone. », force est de constater qu’il s’agit là d’un pavé dans la mare, et pas des plus petits. J’ose espérer que cette initiative n’est que le prémisse d’une révolution morale et intellectuelle dont la France a grand besoin et je soutiendrais ce combat autant que faire se peut.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je suis prêt à me battre pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire.

Ayant découvert ce projet alors qu’il n’était qu’à l’état de test, j’ai tenu à y participer dès sa première édition. Une satire pour le numéro 1 et un article sur la Loppsi pour le 2. J’en profite pour inaugurer une catégorie « Hors-série » qui contiendra l’ensemble de mes contributions pour divers médias autres que ce pitoyable blogue.

À télécharger, à lire et à faire partager.
Bonne lecture.

Homme libre, toujours tu chériras la mer !
La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme
Dans le déroulement infini de sa lame,
Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer.

Tu te plais à plonger au sein de ton image ;
Tu l’embrasses des yeux et des bras, et ton cœur
Se distrait quelques fois de sa propre rumeur
Au bruit de cette plainte indomptable et sauvage.

Vous êtes tous les deux ténébreux et discrets :
Homme, nul n’a sondé le fond de tes abîmes ;
Ô mer, nul ne connaît tes richesses intimes,
Tant vous êtes jaloux de garder vos secrets !

Et cependant voilà des siècles innombrables
Que vous vous combattez sans pitié ni remord,
Tellement vous aimez le carnage et la mort,
Ô lutteurs éternels, ô frères implacables !

Charles Baudelaire
L’homme et la mer

L’hommage de leurs vers qu’à l’envi les poètes
À la femme déçue offrent toujours ardent
Flatte certes le but, mais n’apaise la quête :
L’attente a des plaisirs qu’on ne fait qu’un moment.
L’hommage de leurs vits qu’à l’envers les poètes
À la dame fessue offrent toujours ardent
Flatte certes le cul, mais n’apaise la bête :
La fente a des plaisirs qu’on ne tait qu’un moment.

Aussi, jouet des vents qui l’hiver me rudoient,
Sur des talus où vont se fanant mes appas,
En un dense réduit où je n’ai point de joie,
Veux-je conter ce don que Thyrsis bafoua.
Aussi, jouet des vits qui l’envers me rudoient
Sur des phallus où vont se tannant mes appas,
Dans un séant réjouit où je n’ai point de doigt,
Veux-je dompter ce con que Thyrsis bafoua.

Las ! Le pâle Thyrsis avait la mine austère :
Le sentant sur le banc près d’elle un peu tarder
L’amante bien des fois lui fit en vain la guerre
Ferme et froid cependant, jamais il ne doutait.
Las ! Le mâle Thyrsis avait la pine austère :
Le sentant sur le tard près d’elle un peu bander
La fente bien des fois lui mit en vain la guerre
Ferme et droit cependant, jamais il ne foutait.

Pour voir se dénouer ce vœu, que de tendresse !
Que, docile à sa voix et promise à son lit,
J’eusse aimé dans ses bras m’adonner à l’ivresse !
Mais, le vin que j’offrais jamais ne le conquit.
Pour se voir dévouer ce nœud, que de tendresse !
Que, docile à sa loi et promise à son vit,
J’eusse aimé dans ses draps m’abonner à l’ivresse !
Mais le con que j’offrais jamais ne le vainquit.

Ses doigts pouvaient jouer aux fous entre mes tresses,
D’un vent hardi parfois copiant les effets :
Il fallait à mon but, d’autres riens, des caresses
Moins lourdes dont mon goût se fût mieux satisfait.
Ses doigts pouvaient jouer aux trous entre mes fesses
D’un vit ardent parfois copiant les effets :
Il fallait à mon rut, d’autres biens, des caresses
Moins gourdes dont mon loup se fût mieux satisfait.

Aux livres confiée une peine farouche
Cède à des plaisirs doux qui lui prêtent un fard,
Mais l’ouvrage choisi quand j’abordai ma couche
Me fit perdre la tête et je luttai sans art.
Aux lèvres confiée une pine farouche
Cède à des plaisirs fous qui lui prêtent un dard,
Mais l’ouvrage choisi quand j’accordais ma bouche
Me fit perdre la lutte et je tétais sans art.

Certain jour, face aux bois, je me crus bien lésée :
Le vent sifflait, la chasse au loup battait son plein,
La bête bien tapie était près de l’orée :
Ah ! Que le son du cor semblait clair et prochain !
Certain jour, face aux lois, je me crus bien baisée :
Le vit s’enflait, la chasse au loup battait son plein,
La bite bien topée était prêt de la raie :
Ah ! Que le sort du con semblait clair et prochain !

Voyant un nid offert sur la mousse allongée,
Je sentis tout en moi la peine qui fondait,
Quand presque quitte au but il m’a soudain laissée :
Il jouit de mon trouble et ne fit que passer.
Noyant un vit offert sur la mousse allongée,
Je sentais tout en moi la pine qui fondait,
Quand presque bite au cul il m’a soudain laissée :
Il joua de mon trouble et ne fit que passer.

« Achève, dis-je, et mets céans la vierge en terre !
Les couleurs de mon don te laissant sans émoi,
Accorde au moins ce but, cruel, à ma prière :
De ce fer qui fait mon envie, ah ! Perce-moi ! »
« Achève, dis-je, et mets céans la verge entière !
Les douleurs de mon con te laissant sans émoi,
Aborde au moins ce cul, cruel, à ma prière :
De ce vit qui fait mon enfer, ah ! Perce-moi ! »

Il flétrit mes ave d’une parole amère :
Je priais pour gagner le plus mâle des sots !
D’un don coûteux je sus la cruelle misère :
Aux mythes pour le bien je renonçai tantôt.
Il flétrit mes appâts d’une vérole amère :
Je priais pour gagner le plus sale des maux !
D’un con douteux je sus la cruelle misère ;
Aux bites pour le mien je renonçai tantôt.

Mais, que te mine un jour ta peine sur ces rives :
Ton cri restera vain ; ta voix clamant tes maux
Pour ce mal que tu fis à l’amante naïve
Ne trouvera de mont qu’attendrisse l’écho !
Mais que te mène un jour ta pine sur ces rives :
Ton vit restera craint ; ta voix clamant tes maux
Pour ce mal que tu mis à la fente naïve
Ne trouvera de con qu’attendrisse les mots !

Anonyme
Plaintes d’une femme déçue