Des effets spéciaux futuristes hallucinants, des voix électroniques qui ont grave la classe, des scènes de combat et de course impressionnantes, et de la musique qui déchire. C’est Tron : L’Héritage.

Tron 2

Un peu long pour un clip de Daft Punk tout de même…

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Drapeau LibyeQue l’on cesse de se leurrer ; la révolution libyenne n’a strictement rien en commun avec celles survenues en Tunisie (voir article) ou en Égypte. Si les deux dernières sont en grande partie le résultat de manifestations et de grèves plus ou moins pacifiques — de la part des citoyens en tout cas —, la reconquête de la Libye par le peuple se fait à grand renfort de fusils d’assaut et de lances-roquettes. C’est une véritable guerre civile.

Le véritable problème se fera sentir lorsque le colonel Kadhafi aura été privé de son pouvoir, parce que cela arrivera tôt ou tard. Qui lui succèdera ? Comment empêcher que le pays sombre dans le chaos le plus total semé par une sanglante guerre de succession ? Combien de temps encore la Libye sera-t’elle gouvernée par un tyran, quel qu’il soit ?

Il n’existe en Libye aucun parti politique, d’opposition ou de majorité, pas la moindre constitution ou véritable gouvernement. Muammar Al-Kadhafi lui-même reconnaît qu’il n’a ni « rôle officiel » ni « responsabilité légale ». Et aucun mécanisme politique n’est prévu pour assurer la gérance du pays en cas de vide du pouvoir au sommet.

« Il n’y a aucun parti politique dans le pays depuis plus de quarante ans. La société civile n’existe pas, pas plus que l’idée de loyauté envers “l’état”. » Mustafa Fetouri (journaliste libyen) pour The National (Abou Dhabi).

Pour pouvoir aider la Libye, il faut en premier lieu la comprendre.

La Libye est un pays à forte identité tribale. Kadhafi n’est qu’un chef de clan, celui des Kadhafa. Les mouvement et actions pro-Kadhafi s’expliquent ainsi ; il s’agit avant tout de défendre l’honneur et les intérêts du clan, clan qui compte parmi ses alliés les Warfalla et les Misrata. Avec les Kadhfa ils composent un triangle qui a la Méditerranée pour base, la pointe s’enfonçant en profondeur dans le sud du pays. Des tribus « liées par le sang » dont la zone d’influence et d’action s’étend à toute la Libye et est appuyée par d’autres forces importantes.

Les forces révolutionnaires elles-même, bien que semblant motivées par des griefs plus que légitimes, sont constituées de tribus héréditairement ennemies du clan des Kadhafa et de ses alliés. Ce combat pour la Liberté n’est que le prétexte d’une énième guerre médiévale opposant quelques seigneurs rivaux.

La Libye, et les Libyens en particulier, ont cruellement besoin de Démocratie, c’est un fait. Mais il semble peu probable que cette pseudo-révolution soit en mesure de la leur apporter…

La communauté internationale en est-elle capable ?

« Ceux qui rejettent l’intervention occidentale n’ont rien d’autre à proposer aux Libyens que de mourir sous les coups de Kadhafi. » Hazem Saghieh pour Al Hayat (Londres).

Que les pays occidentaux restent immobiles face à la crise Libyenne, et l’on considère que les Droits de l’hommes ne sont que de belles paroles prétentieuses. Qu’ils prennent enfin la décision d’intervenir, et on les taxe de profiter de la faiblesse du pays pour laisser libre cours à leurs tendances colonisatrices en espérant tirer un quelconque avantage de l’aide octroyée. Soyons lucides ; ces deux accusations sont justes et fondées.

Pour exemple, la Tunisie ; la France a tout d’abord proposé son aide à Ben Ali en matière de répression policière des foules avant de saluer la réussite de l’entreprise du peuple tunisien enfin libéré. Les accords financiers avantageux avec le despotes étaient prioritaires et aujourd’hui il convient d’appuyer le nouveau gouvernement en place en espérant les conserver malgré l’image que nos politiques ont donné de la France.

La Libye sera-t’elle un nouvel Irak ? Tant que des forces militaires, qu’elles soient françaises, britanniques ou étasuniennes, ne poseront pas le pied sur le sol Libyen et que l’intervention internationale se limitera à une zone d’exclusion aérienne, cela ne devrait pas être le cas. Malheureusement les lancements de missiles effectués depuis les porte-avions stationnés en Méditerranée sont un premier pas vers l’invasion ; les patrouilles effectuées dans l’espace aérien libyen sont censées avoir pour but d’empêcher les bombardements et protéger ainsi les civils libyens. Tuer des civils serait-il une prérogative des États-Unis d’Amérique (ÉUA) que le colonel Kadhafi aurait outrepassé ?

Et le Moyen-Orient dans tout ça ? La Ligue arabe et le Conseil de coopération du Golfe ont supplié les pays occidentaux de venir en aide au monde arabe en s’impliquant dans la résolution de la crise libyenne, accepté la zone d’exclusion, appuyé la décision du Conseil de sécurité de l’ONU pour cette mission et promis leur soutient matériel et militaire pour son application. Puis se sont débinés et restent figés dans un immobilisme insultant pour pour le peuple libyen, et pire ; retournent aujourd’hui leur veste. Amr Moussa, chef de la Ligue arabe, après en avoir appelé au soutient des ÉUA et de ses alliés, critique leurs actions et se range du côté de Kadhafi. Cette faiblesse et cette hypocrisie est la source même de l’impérialisme néocolonialiste que ces pays là reprochent justement à l’Occident. Nos politiciens se contentent de profiter du bordel général pour détourner la révolution à leur avantage. Ce qui est, force est de le constater, bien humain.

« […] rappelons tout de même que les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne n’interviennent pas dans les affaires internationales en général, et arabes en particulier, pour défendre les droits de l’homme ou pour les beaux yeux des peuples : ils interviennent pour la défense de leurs intérêts. En l’espèce, le pétrole. » Extrait de Al-Youm Al-Sabee, journal cairote.

Pour preuve, nous ne sommes toujours pas intervenu en Côte d’Ivoire pour mater la répression de Gbagbo ; opération bien moins lucrative que la crise en Libye.

Mais où va le monde ? Je vous le demande. Et à celui qui me répondrait « dans ton cul », je lui ferais remarquer qu’au vu de la merde dans laquelle le monde se trouve, ça ne m’étonnerait pas que nous y soyons déjà.

Et parce qu’il faut bien rire un peu, je conclurais en citant Muammar Al-Kadhafi qui a demandé publiquement comme épitaphe sur sa tombe : « J’ai travaillé pour les autres. Je n’ai rien fait pour moi-même. »

Article paru dans Lolita n° 1.


Marcel Vincent les a vu. Pour lui, tout a commencé alors qu’il quittait le site Internet de l’UMP. Tandis qu’il cherchait un raccourci vers eglise.catholique.fr, que jamais il ne trouva.

Cela a commencé par les recherches internet d’un homme que le manque de sexe avait rendu trop frustré. Cela a commencé par la décision de sa fille aînée de porter l’uniforme affriolant des louvettes.

Maintenant Marcel Vincent sait que les pédophiles sont là !

Mais heureusement qu’ils sont là mon bon Marcel. Nous n’avons plus de négresses à baiser. Plus de bougnoules pour balayer nos rues. Les youpins peuvent nous voler en toute impunité et on ne peut plus casser du pédé sans risquer un rappel à la loi. Que ferions ­nous sans les pédophiles ? Comment défouler la vindicte populaire, ou attiser la haine d’un peuple opprimé autrement qu’à l’encontre du gouvernement sans leur aide inestimable, bien qu’involontaire et contrainte ? Ils sont indispensables à notre société.

Un curé qui prône l’amour de son prochain ? Pédophile ! Un enseignant au programme scolaire marginal ? Pédophile ! Un père qui a obtenu la garde de ses enfants parce qu’il ne passe pas ses soirées à se saouler devant Dilemme ? Pédophile ! Un anarchiste qui défend le libre partage de la culture et du savoir ? Pédophile ! Un grand­-père trop radin sur l’héritage et trop câlin avec ses petits­-enfants qu’il ne voit qu’une fois par an ? Pédophile ! Un pédophile ? Néo­nazi ! Un politicien qui se soucie du bien ­être des Français ? Pédophile bien sûr !

Simple, rapide et efficace. Briser des vies, briser des vies… Comme vous y allez. Ils sont forcément coupables de quelque chose. Heureusement que l’on a pu niquer Daniel Cohn-­Bendit avec ça. Il prenait trop d’importance le con. Écolo oui, mais juste pour la forme. Et uniquement si ça rapporte du fric. Et le filtrage du Net ? Comment qu’on ferait sinon ? On va pouvoir contrôler et espionner les internautes dans un espace jusqu’alors neutre, et rétablir la censure. Nan mais c’est qu’à force de véhiculer des idées intéressantes ils finiraient par les mettre en pratique ces abrutis, et je n’ai pas fini de payer les traites de ma villa du Cap­-Aryen moi. C’est pour la bonne cause, c’est contre les méchants pédophiles violeurs et tueurs d’enfants. De toute façon les vrais distributeurs de pornographie enfantine sont technologiquement beaucoup plus forts que nous et on ne peut rien faire contre eux. Alors…

Pardon ? La pédophilie ne définit que l’attirance sexuelle pour des enfants et n’implique aucun passage à l’acte ? Mon Dieu ! Encore un pédophile Lapidez-­le ! Ah non, c’est une pratique de barbu basané polygame ça. Décapitez-­le !

Bah, pour pallier à tous ces tarés qui se la mettent derrière l’oreille, on libère les vrais délinquants sexuels tous les 10 ans, 5 si bonne conduite il y a, histoire qu’ils détruisent la vie d’un petit garçon ou d’une petite fille, et entretiennent le statut de bouc ­émissaire des pédophiles, avant de retourner derrière les barreaux.

De toute façon, même s’ils sont abstinents, c’est un risque pour nos chères têtes blondes. On devrait tous leur couper les couilles à ces monstres aux pulsions contre ­nature. Par simple prévention. Tiens, tant qu’on y est, on pourrait virer tous les romanos pour éviter les vols. Déjà fait ? Ok.

Comment ça il y a des enfants qui aiment ça ? C’est parce que tu lui a corrompu l’esprit avec des versets sataniques sale vilain pédo !

Bon, Stallman nous fait chier avec ses logiciels libres. Pédophile. Le Dalaï Lama est trop gentil. Pédophile. Bayrou lui tout le monde l’a oublié, pas la peine. Berlusconi veut pas signer pour les Airbus. Pédophile. Ah non on peut pas. Lui c’est vrai.

Aller, c’est pas tout mais il y a une petite pute aux seins plats et en tenue d’écolière qui m’attend sur le pont de mon yatch. Quoi pédophile ? Ça compte pas, elle a 18 ans.

En plus Marcel, je vais te confier un petit secret. Plus ta diatribe envers la gente pédophile sera haineuse et violente, moins tu courras le risque que l’on sache que tu en es un.

Mon premier est un pervers nécrophile.
Mon second est un pervers zoophile.
Mon troisième est un raciste antimilitariste.
Mon quatrième est slave.

Et mon tout est un ancien comptoir de la Compagnie française des Indes.

Réponse : Pondichéry.

Mon premier est un pervers nécrophile, c’est pon. Parce que pon suce pendu (pont suspendu).
Mon second est un pervers zoophile, c’est di. Parce que di tire en bique (dithyrambique).
Mon troisième est un raciste antimilitariste, c’est ché. Parce que ché chia sur la tête d’un zouave (chéchia sur la tête d’un zouave).
Mon quatrième est slave, c’est ri, suivez-moi bien. Ri est égal à li, parce que ri vaut li (Rivoli). Li c’est la même chose que ni, parce que li vaut ni (Livonie). Ni vaut do (niveau d’eau). Autrefois do se disait ut. Et ut est russe (utérus).

Mon tout est donc Pondichéry.

Très plaisante charade à tiroirs, dont j’ignore malheureusement l’auteur, que l’on m’a raconté il y a des années et que je ne me lasse pas de sortir pour briller en société.

Alors toi aussi apprends par cœur ce jeu de mot et raconte-la toi devant beau-papa.

L’hommage de leurs vers qu’à l’envi les poètes
À la femme déçue offrent toujours ardent
Flatte certes le but, mais n’apaise la quête :
L’attente a des plaisirs qu’on ne fait qu’un moment.
L’hommage de leurs vits qu’à l’envers les poètes
À la dame fessue offrent toujours ardent
Flatte certes le cul, mais n’apaise la bête :
La fente a des plaisirs qu’on ne tait qu’un moment.

Aussi, jouet des vents qui l’hiver me rudoient,
Sur des talus où vont se fanant mes appas,
En un dense réduit où je n’ai point de joie,
Veux-je conter ce don que Thyrsis bafoua.
Aussi, jouet des vits qui l’envers me rudoient
Sur des phallus où vont se tannant mes appas,
Dans un séant réjouit où je n’ai point de doigt,
Veux-je dompter ce con que Thyrsis bafoua.

Las ! Le pâle Thyrsis avait la mine austère :
Le sentant sur le banc près d’elle un peu tarder
L’amante bien des fois lui fit en vain la guerre
Ferme et froid cependant, jamais il ne doutait.
Las ! Le mâle Thyrsis avait la pine austère :
Le sentant sur le tard près d’elle un peu bander
La fente bien des fois lui mit en vain la guerre
Ferme et droit cependant, jamais il ne foutait.

Pour voir se dénouer ce vœu, que de tendresse !
Que, docile à sa voix et promise à son lit,
J’eusse aimé dans ses bras m’adonner à l’ivresse !
Mais, le vin que j’offrais jamais ne le conquit.
Pour se voir dévouer ce nœud, que de tendresse !
Que, docile à sa loi et promise à son vit,
J’eusse aimé dans ses draps m’abonner à l’ivresse !
Mais le con que j’offrais jamais ne le vainquit.

Ses doigts pouvaient jouer aux fous entre mes tresses,
D’un vent hardi parfois copiant les effets :
Il fallait à mon but, d’autres riens, des caresses
Moins lourdes dont mon goût se fût mieux satisfait.
Ses doigts pouvaient jouer aux trous entre mes fesses
D’un vit ardent parfois copiant les effets :
Il fallait à mon rut, d’autres biens, des caresses
Moins gourdes dont mon loup se fût mieux satisfait.

Aux livres confiée une peine farouche
Cède à des plaisirs doux qui lui prêtent un fard,
Mais l’ouvrage choisi quand j’abordai ma couche
Me fit perdre la tête et je luttai sans art.
Aux lèvres confiée une pine farouche
Cède à des plaisirs fous qui lui prêtent un dard,
Mais l’ouvrage choisi quand j’accordais ma bouche
Me fit perdre la lutte et je tétais sans art.

Certain jour, face aux bois, je me crus bien lésée :
Le vent sifflait, la chasse au loup battait son plein,
La bête bien tapie était près de l’orée :
Ah ! Que le son du cor semblait clair et prochain !
Certain jour, face aux lois, je me crus bien baisée :
Le vit s’enflait, la chasse au loup battait son plein,
La bite bien topée était prêt de la raie :
Ah ! Que le sort du con semblait clair et prochain !

Voyant un nid offert sur la mousse allongée,
Je sentis tout en moi la peine qui fondait,
Quand presque quitte au but il m’a soudain laissée :
Il jouit de mon trouble et ne fit que passer.
Noyant un vit offert sur la mousse allongée,
Je sentais tout en moi la pine qui fondait,
Quand presque bite au cul il m’a soudain laissée :
Il joua de mon trouble et ne fit que passer.

« Achève, dis-je, et mets céans la vierge en terre !
Les couleurs de mon don te laissant sans émoi,
Accorde au moins ce but, cruel, à ma prière :
De ce fer qui fait mon envie, ah ! Perce-moi ! »
« Achève, dis-je, et mets céans la verge entière !
Les douleurs de mon con te laissant sans émoi,
Aborde au moins ce cul, cruel, à ma prière :
De ce vit qui fait mon enfer, ah ! Perce-moi ! »

Il flétrit mes ave d’une parole amère :
Je priais pour gagner le plus mâle des sots !
D’un don coûteux je sus la cruelle misère :
Aux mythes pour le bien je renonçai tantôt.
Il flétrit mes appâts d’une vérole amère :
Je priais pour gagner le plus sale des maux !
D’un con douteux je sus la cruelle misère ;
Aux bites pour le mien je renonçai tantôt.

Mais, que te mine un jour ta peine sur ces rives :
Ton cri restera vain ; ta voix clamant tes maux
Pour ce mal que tu fis à l’amante naïve
Ne trouvera de mont qu’attendrisse l’écho !
Mais que te mène un jour ta pine sur ces rives :
Ton vit restera craint ; ta voix clamant tes maux
Pour ce mal que tu mis à la fente naïve
Ne trouvera de con qu’attendrisse les mots !

Anonyme
Plaintes d’une femme déçue