(où je me fais l’avocat du diable qui n’est pas forcément celui que l’on croit)

I see a pedoContrairement à la dictature qui exerce sur le peuple violence et terreur dans le but de le soumettre et de calmer les instincts révolutionnaires de chacun par la peur, le totalitarisme assure la pérennité de son système en unifiant chaque citoyen sous la bannière d’une pensée unique, bien entendu imposée par l’état lui-même. Afin de fédérer la haine populaire à l’encontre d’un ennemi commun, et ainsi d’éviter tout mouvement subversif qui lui serait néfaste, le régime totalitaire utilise un outil indispensable à son succès ; le bouc émissaire.

De tous temps et en tous lieux, des sociétés se sont servies de boucs émissaires pour créer une relation de réciprocité victime-protecteur entre un peuple et son gouvernement, relation qui garantissait le bon fonctionnement de ce dernier malgré le failles dont il pouvait faire preuve.

Il est communiste ou capitaliste, pédé et responsable du sida, arabe et terroriste, juif et voleur, scientifique ou religieux. Il est l’ennemi d’une nation qui se fait un devoir de le combattre, et par la même, s’attirer la reconnaissance infinie d’une plèbe crédule et xénophobe. Qu’importe d’avoir perdu ses fils ou sa Liberté pour une sécurité bien illusoire. Heureux les abrutis, ils auront la vie sauve…

Dans une France qui se veut tolérante et égalitaire, nous assistons à l’apparition d’un nouveau bouc émissaire : le pédophile.

Attention !Attention : cet article fait clairement la distinction entre les termes pédophilie (attirance affective et/ou sexuelle pour les enfants prépubères) et pédocriminalité (agression sexuelle sur les mineurs de moins de 15 ans).

Tabou incontesté de notre société occidentale moderne, il est aujourd’hui impossible d’aborder en public et objectivement le thème de la pédophilie sans s’exposer à la haine et à la violence. La condamnation de facto de cette différence sexuelle est pourtant à double tranchant ; le tabou, de par l’inconnu qu’il engendre, est source de peur. Et comme l’a dit le grand philosophe et maître Jedi Yoda : « Fear is the path to the dark side. »

Suite à la révolution sexuelle survenue à la fin des années 60 et au début des années 70, une époque résolument progressiste, un nouveau courant artistique émerge dans le milieu de la photographie en particulier, mais aussi de la littérature, du cinéma et de l’art en général, dont la particularité est de sexualiser les enfants et adolescents. Des artistes comme Tony Duvert dévoilent publiquement leur pédophilie ou leur héphébophilie et se servent de leur notoriété pour tenter de faire évoluer les mentalités grâce à ces idées nouvelles véhiculées objectivement, si ce n’est positivement, par la presse à grand tirage. Les mouvements de défense LGBT soutiennent la cause du militantisme pédophile. Des photographes comme Jacques Bourboulon et David Hamilton, ou plus récemment Sally Mann, Jock Sturges et Irina Ionesco, qui mettent en scène sur leurs clichés des enfants et adolescents nus d’une manière plus ou moins érotique, ont été applaudis pour leur génie artistique et exposés dans le monde entier. Et tout cela sans que jamais ne soit faite l’apologie d’une sexualité contrainte et violente. On en parle et débat avec prudence mais calmement et intelligemment. Les seventies sont synonyme de Liberté.

Les mentalités changes alors que fait rage la guerre du Koweït. Les États-Unis d’Amérique investissent plus de 60 milliards de dollars dans le but d’écraser l’Irak et de mettre la main sur ses ressources pétrolières, dissimulant leurs intentions derrière la position officielle de l’ONU hostile à l’invasion du Koweït par l’Irak. La politique de la France, qui a prit part au conflit en se ralliant à la coalition anti-Irak, se fait dès lors sécuritaire et tend au conservatisme. Des affaires de corruption éclatent au sein de toutes les institutions. La France est plus pourrie que jamais.

La folie des années 70 est bel et bien oubliée. Les français sont en colère et il leur faut du sang.

La récente dérive de l’enfant-roi, pourri et adulé, mais enfin écouté, aura pour conséquence de mettre en évidence de nombreuses affaires de pédocriminalité tues jusqu’alors. L’amalgame est vite fait avec le pédophile qui est diabolisé et jeté en pâture sur la place publique sans que l’on tente de comprendre sa différence. L’opinion populaire fait de lui un violeur d’enfant. L’affaire Marc Dutroux en fera un prédateur, un tortionnaire, un tueur sans pitié. Tous ces photographes précédemment cités sont censurés et accusés de production de pornographie enfantine. Le cinéma à tendance éphébophile de Gus Van Sant, Larry Clark, Catherine Breillat ou Harmony Korine est vivement critiqué pour sa sexualisation de l’adolescence. Le pédophile fait peur. La psychose est installée.

La grande majorité des pédophiles ne commettra pourtant jamais le moindre délit ou crime sur la personne d’un mineur, et un pédocriminel n’est pas forcément pédophile. En effet, la psychiatrie moderne considère que les tueurs récidivistes (à l’instar de Dutroux) ne sont pas des pédophiles, mais des psychopathes dont la préférence pour les enfants s’explique par d’autres raisons que la pédophilie, comme par exemple le fait que ceux-ci sont des victimes faciles pour un prédateur. Les hétérosexuels et homosexuels sont-ils tous des violeurs d’adultes ? Alors pourquoi les pédophiles seraient-ils tous des violeurs d’enfants ?

Pédophile signifie étymologiquement : qui aime les enfants. Si le terme de pédophilie impliquait nécessairement une relation sexuelle avec un gamin, on utiliserait le terme de pédosexualité à l’instar du mot hétérosexualité.

Je ne prône en aucune manière la pédophilie, ni ne veux inciter au crime qui que ce soit. Je condamne par ailleurs toute atteinte d’ordre sexuel sur une personne dont le développement physique et intellectuel ne le permet pas, maturité qui est propre à chacun et qui ne correspond pas forcément à l’idée que la loi s’en fait (majorité sexuelle et majorité civile). Seulement je suis conscient de la souffrance de ces femmes et hommes, bien plus nombreux qu’on ne l’imagine, que la société condamne moralement alors qu’ils ne sont coupables que du crime d’être nés différents, et que le poids du secret, de la honte, du silence, de la peur et de la culpabilité conduisent souvent à la dépression — la vraie. Ils ne sont pas les premiers, et quand bien même les mentalités évolueraient assez pour leur reconnaître le droit d’exister en tant que tels, ils ne seront pas les derniers. Tant que nous serons gouvernés de la sorte, il y aura toujours un bouc émissaire pour endosser les erreurs de toute une nation.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je suis prêt à me battre pour que vous ayez le droit de le dire. » Voltaire.

Nous sommes passé d’une cécité volontaire à un acharnement sadique en matière de maltraitance infantile. Hier encore des enfants étaient violés à répétition pendant des années sans que leur entourage, pourtant au courant, n’ait jamais rien tenté pour leur venir en aide, et l’on n’hésiterait pas aujourd’hui à couper, sans procès, les couilles d’un photographe amateur qui prendrait en photo une bande de gosses jouant au foot sur la place du village. Quand l’homme cessera-t’il enfin de passer d’un extrême à l’autre pour trouver enfin le juste milieu des choses ?

« Deuxième leçon du sorcier : Les pires maux découlent des meilleures intentions. »Terry Goodkind.

Souvenez-vous des accusations (plus ou moins) mensongères de collaboration après la Libération. Et imaginez votre vie si jamais l’on vous accusait à tort de pratiques pédocriminelles. Vous seriez lynché par les médias et haïs par les foules. Rejeté par votre famille, vos amis et sans doute renvoyé de votre travail ou privé de vos clients. Pendant toute la procédure judiciaire vos droits seraient bafoués par les forces de l’ordre qui afficheraient fièrement leur mépris à votre égard. Et si vous ne vous êtes pas suicidé d’ici là, vous finirez régulièrement tabassé en prison.

Des preuves ? Mais elles sont si faciles à obtenir. En matière de droit français l’enfant n’est qu’un objet (sic), il n’est pas responsable de ses choix et de ses actes. Dans ce cas comment pourrait-il donc résister à la pression de l’autorité parentale et sociale en cas d’interrogatoire, et se rendre compte de la gravité de ses dires si jamais ils venaient à incriminer à tort qui que ce soit ? Les fausses accusations d’abus sexuels sont très courantes et leurs conséquences souvent extrêmes. L’article consacré à ce sujet sur Wikipédia est édifiant !

Innocenté ? Acquitté ? Relaxé ? Croyez-vous sincèrement que cela peut arranger quoi que ce soit ? Ne dit-on pas qu’il n’y a pas de fumée sans feu ?

Imaginez maintenant que quelqu’un se serve de ce pouvoir contre un adversaire politique, un policier incorruptible, un concurrent commercial, un supérieur hiérarchique, un anarchiste qui ouvre trop sa grande gueule de con, un proche détesté, un professeur trop sévère, etc. Il est si facile de briser irrémédiablement une vie. Les autorités devraient savoir faire preuve de modération et non d’extrémisme, mais cela sert si bien leurs desseins…

Pedophilia is not a crime ! Les attirances, fantasmes, envies, idées… ne sont pas condamnées par la loi. Pas encore. J’ose innocemment espérer que le crime de pensée ne verra jamais le jour en France. J’ai bien plus de respect pour un pédophile qui souffrira par choix éthique et moral de frustration affective et sexuelle, que pour tous ces connards de parents démissionnaires qui font bien plus de mal à leurs gosses par leur absence de travail éducatif. Au moins je sais que les enfants du pédophile abstinent seront aimés, même si cet amour n’est pas celui qu’un parent devrait avoir pour ses enfants, et les branlettes qu’il se tapera le soir en imaginant enculer son fils de 10 ans ne peuvent pas, à mon humble avis, nuire à ce dernier.

La lutte contre le pédophile, ce montre du XXIe siècle, est le prétexte invoqué actuellement par nos politiques pour censurer Internet dans le cadre de la Loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi). Ou comment bafouer les principes élémentaires de la Liberté d’expression et fouler au pied la constitution mais c’est pour la bonne cause c’est contre les sales vilains pédos et si t’es pas d’accord c’est que tu es un violeur d’enfants (article sur la Loppsi à venir).

À côté de ça des pédocriminels vivent en liberté un peu partout en France. Demandez aux Rambolitains : dans cette petite ville des Yvelines habitée à moitié par des familles nombreuses (dite « Rambouillet ville famille ») et qui ne compte pas moins de 16 écoles maternelles et primaires, ont été relâchés plusieurs pédocriminels (parfois récidivistes) une fois leur peine de prison purgée. Bien que sous contrôle judiciaire, ceux-ci, dans le cadre de leur réinsertion sociale, travaillent et vivent à proximité de tous ces enfants qui n’osent pas sortir dans les rues ou sur les aires de jeux désormais à l’abandon, parce que leurs parents, parfaitement au courant de la situation, craignent à juste titre pour leur sécurité.

Mais que fout un putain de pédocriminel en liberté ? Quelques années de prison, écourtées pour bonne conduite qui plus est, peuvent-elles racheter la destruction de l’innocence d’un gamin ?

Donc non seulement on utilise les pédophiles pour justifier les pires dérives liberticides, mais des pédocriminels avérés croisent nos enfants tous les jours en allant bosser ou faire leurs courses. Cherchez l’erreur.

Une France totalitaire qui utilise des boucs émissaires pour détourner de sa cible originelle la vindicte publique et pour justifier des actes anticonstitutionnels destinés à contrôler le peuple français alors que les vrais criminels agissent en toute impunité… C’est marrant ça me rappelle quelque chose.

 

 

Hitler Loppsi
Politiciens travaillant sur le projet de loi Loppsi

 

Godwin was right.

L’histoire nous a maints fois prouvé que la xénophobie conduisait aux pires dérives : esclavagisme, guerre, génocide, nazisme, homophobie, islamophobie, etc. Aujourd’hui pédophobie ? Nous ne pouvons nous permettre de reproduire les même erreurs. Et ceci pour le bien de l’humanité.

Dans la France dont je rêve, les pédophiles seraient écoutés plutôt que condamnés et paraderaient fièrement tous les ans lors de la pedo-pride. Des associations de défense des droits des minorités sexuelles comme Les amis de toutes les minorités sexuelles n’auraient plus raison d’être et la pédophilie ne serait plus considérée comme une perversion ou une maladie mentale. Dans la France dont je rêve, tous les pédocriminels seraient en taule sans le moindre espoir d’en sortir un jour vivant. La France dont je rêve est un pays libre et juste.

 

Je ne milite pas pour la pédophilie ; je me bat juste pour la Liberté. Et ce combat n’en est qu’un parmi tant d’autres.

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